Influences : recommandé par Audrey B.
Résumé :
Le contexte :
Audrey est une jeune femme géniale, le type de fille que j’envie à ses parents, si j’avais eu une fille… intelligente, drôle, curieuse, cultivée, douée pour beaucoup de choses et qui a toujours quelque chose à dire dans une discussion (grâce à sa large culture) … Elle m’avait recommandé Alan Parks et son Harry Mc Coy… et la marquise des poisons… Comment ne pas lire celui-ci !
Mon avis :
New York, 13 juillet 1977, en pleine canicule, Miles vit reclus dans son appartement richement décoré. Ses conditions de vie sont déplorables, déchets au sol, lumières éblouissantes jour et nuit, télévision en fond sonore H24, et de la drogue un peu partout (surtout dans son corps).
Miles ne vit plus, il survit et cette soirée devait être une nouvelle ordinaire soirée d’abus en tous genres, sauf que Miles n’est pas n’importe qui, c’est Miles Davis… le génie du renouveau du jazz et autres sonorités.
Le basculement ? une panne d’électricité générale qui plonge les habitants dans le doute, la peur, l’irrationnel pendant des heures.
Lui n’a qu’une obsession : trouver une dose d’héroïne pour éviter la crise de manque. Pour cela, il doit sortir de son appartement, arpenté les rues qu’il n’a plus vues depuis deux ans… Bref, en sus du manque, il a la trouille.
Michael Mention nous fait vivre les affres de Miles Davis en pleine crise paranoïaque, qui parle à son double (resté dans l’appartement), aux cafards imaginaires (ou pas !) et qui parcourt New York livré à la folie humaine.
Pourtant, l’auteur décide de faire voyager Miles dans la machine à remonter le temps de H.G. Wells (roman qu’il dit adorer) et on se retrouve un peu de partout, avec un accompagnateur et l’esprit perturbé qui voit, croit, et subit un chaos intérieur (et extérieur).
Écrit à la serpe, avec des phrases coupées sur plusieurs lignes (pour montrer le cerveau halluciné du personnage), des propos inquiétants et la menace du Fils de Sam, serial killer des années 70… cela peut dérouter quelques lecteurs plus académiques.
Ce roman mélange habilement les passé, futur, présent et la musique qui fait, elle aussi, un « very sad trip » !
Autant dire que c’est bordélique, sous acide (ou héroïne) et inclassable par moment… et j’ai aimé ça !














